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Ultra Absorbant

[Critiques CD] The Gallows, The Brains et The Real Deal

Marc-André Savard
17 juin 2009

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The Gallows – Grey Britain
Warner Bros,  2009

Formé en 2005, The Gallows sort de son Angleterre natale l’année suivante avec un premier album,  confortablement installé sous l’aile de Brett Gurewitz, Monsieur Epitaph en personne. Un hype monstre s’empare du groupe, mais plusieurs amènent The Gallows à l’échafaud: «Pfff, The Gallows n’est rien de plus qu’une version moderne de Black Flag.» Peut-être, mais avouons que c’est une bonne référence tout de même…

Le vent dans les voiles, The Gallows signe l’an dernier un contrat de quelques albums avec le géant Warner Bros. Une entente qui est évaluée à 1 million de livres (soit à peu près 12 mlliards de dollars canadiens). Le punk hardcore n’a jamais fait bon ménage avec les gros sous,  mais l’exception confirme la règle.

Étonnamment, la grosse patte de Warner n’écrase pas le groupe sur Grey Britain. Au contraire, cet album est autant, sinon plus, corrosif que Orchestra of Wolves. Moins rock, plus hardcore. Les guitares ont des couilles grosses comme ça et nous rappelent Cancer Bats, tandis qu’une imposante section de 33 cuivres donne un ton sinistre au disque.

Au microphone et à la plume, Frank Carter est plus subversif et fataliste que jamais. Il est cru, cri et emmerde sa patrie, dans la plus pure tradition du hardcore de la vieille école. Pas de «jolies harmonies de toupette» ni de breakdowns à n’en plus finir. Sur Crucifucks, il propose même aux Britanniques de se pendre et de noyer les nouveaux-nés pour qui il n’y aura pas de futur de toute façon… Ça vous donne une idée de la couleur du disque. Gris, on s’en doute, mais un gris four crématoire. Dans la même palette que Cursed ou les recrues de Deathwish comme Trap Them ou Coliseum.

Prenons The Gallows pour ce qu’il est. Pas un groupe génial, non, mais un bon groupe punk hardcore qui prend tout son sens en concert.

The Gallows, le 11 juillet au Parc Jean-Drapeau dans le cadre du Warped Tour.
http://www.gallows.co.uk/


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The Brains
Stomp Records, 2009

Je sais, je suis un mois en retard sur les hebdos et mes confrères chez Bangbang qui ont accordé une place de choix à The Brains pour la sortie de ce troisième album. On va donc passer outre le générique, puisque vous devez commencer à savoir à qui on a affaire.

The Brains fait du psychobilly sans se creuser la cervelle (meuh), à l’intérieur des balises du genre. C’était le cas sur les deux premiers albums et ça l’est encore sur l’éponyme. De la nourriture de choix pour les têtes de balais et autres fanatiques du genre qui doivent s’en régaler.

Le trio ne prend pas encore de risque sur ces onze chansons, ce qui ne l’empêche pas de sauter dans un avion pour passer l’été en Europe. Prêt pour une nouvelle étape?

http://www.myspace.com/thebrains
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The Real Deal- Fun
Stomp,  2009

Dans la bio du groupe sur le site de Stomp, on dit que The Real Deal ne passera pas à l’Histoire. C’est vrai, sauf pour ce qui est de la pochette de ce deuxième album sur cette étiquette. Un candidat sérieux pour le prix de la pire pochette de l’histoire de l’univers, tout juste derrière celle du dernier NOFX.

Enfin, ces Montréalais poursuivent sur Fun là où ils avaient laissé sur Hungover, but Dead Sober. Du party punk à la NOFX et The Lawrence Arms avec des touches de ska. Bref, ce compact n’est qu’un prétexte pour partir en tournée et…avoir du  gros «fun» (gneh). Un disque qui se glisse bien entre un beerbong et un concours de pets-sauce.

http://www.therealdealhatesyou.com/

Mike

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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