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Ultra Absorbant

Retour sur le show de Jay Reatard

Marc-André Savard
2 juillet 2009

Jay Reatard, Dead Wife et The O’Voids
Le 30 juin 2009 à la Sala Rossa
Une présentation de Blue Skies Turn Black et The Pirates of the Lachine Canal
dans le cadre du Suoni per il Popolo

BOMBE À RETARDEMENT

L’an passé, Jay Reatard, ce chevelu musicien garage de Memphis, a fait un sacré bon coup de marketing, littéralement. En plein milieu d’un show au Silver Dollar de Toronto, il a sacré une solide taloche en plein sur la gueule d’un kid qui a eu la mauvaise idée de monter sur scène et d’accrocher son matériel. La vidéo de la scène s’est retrouvée sur Youtube et la rumeur est partie: Jay Reatard, c’t’un malade en show, man!

J’me laisse séduire itout par cette bombe à retardement. Résolu à ne pas manquer le passage du personnage- comme ce fût le cas cet automne – je me rends à la Sala Rossa.

Je passe vite sur les deux premiers groupes locaux, tous deux aussi tight que l’entrecuisse d’une prostituée sexagénaire. Le premier s’appele The O’Voids, ressemble à un embryon des Pixies, et a quelques enregistrements malgré tout. Le second groupe, Dead Wife, a la particularité d’aligner trois filles dans un band hardcore old school. Crissement old school, j’devrais dire. 1980, dans l’top. Dans l’temps où tu achetais ton instrument le matin, tu zigonnais dessus en pm et tu faisais un show le soir sans être ben sûr que t’es prêt…Ptête qu’en fait ces deux groupes sont le résultat d’une quelconque démarche artistique qui me passe 10 pieds par-dessus la tête. Dire qu’initialement, TV Smith de The Adverts devait ouvrir ce soir…

Toujours est-il que Jay Reatard se présente avec son bassiste et son batteur devant une salle enthousiaste et presque remplie. Reatard est tout de blanc vêtu, mais le show est pas propre pour autant. Ses albums sont p’tête fignolés, mais ses concerts sont dedans ton visage dans la plus pure tradition garage. Ce soir ne fait pas exception à la règle, bien que personne ne passe proche d’en manger une sur la gueule. Les quelques plongeurs peuvent donc s’exercer sans crainte…

En fait, Reatard ne semble pas dans son assiette. Doit falloir être là au bon moment j’imagine… et ce soir ne semble pas particulièrement à en être un. Sans dire un mot, Jay garoche un set d’une quinzaine de chansons (dont la moitié tirées de son premier long jeu Blood Visions) et quitte la scène, à peine quarante minutes plus tard. Pas de rappel.

Mais là, j’écris que c’était pas si hot que ça pis je présente des photos du bassiste la gueule grande ouverte pis de Jay debout sur une caisse. Chu crédible en sale… P’tête que finalement, j’m’attendais à me faire ramasser par une bête de scène remarquable, mais que je n’ai vu qu’un «bon» show?

Merci à Blue Skies Turn Black

Setlist de Jay Reatard, sans les deux premières:
Trapped Here
Greed Money, Useless Children
All Over Again
I’m Watching You
It’s So Easy
Not A Subtitute
My Shadow
Oh It’s Such A Shame
See/Saw
Hammer I Miss You
Waiting For Something
Let It All Go

4 commentaires
  • Alexis
    11 juillet 2009

    Moi j’ai ben aimé le show.

    Les 2 premiers bands m’ont un peu tué par contre. Des premières parties que je n’aime pas, ça m’épuise…

  • [...] Jay Reatard, le 30 juin 2009 à la Sala Rossa Pas encore de commentaire.

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Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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