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Ultra Absorbant

Retour sur le show de Brian Setzer Orchestra (Montréal)

Marc-André Savard
12 juillet 2009

Retour sur le concert de Brian Setzer Orchestra et Irma Thomas
Le 10 juillet 2009 à la Salle Wilfrid-Pelletier
Présenté dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal

SWINGUER EN RANGS

Certaines musiques s’écoutent bien callé dans un siège. D’autres, comme le swing, ont pour but d’user les planchers de danse et non le tissu des fauteuils. Pourtant, le Brian Sezter Orchestra, le big bang swing par excellence, débarque à la Salle Wilfrid-Pelletier, peu propise à user ses semelles. Assister à un show de swing assis? Aussi impensable qu’un circle pit à un show de Stevie Wonder!

Devant la réputation de Setzer, on est nullement effrayé par cette éventualité; Près de 3000 personnes remplissent les rangs d’oignons de la salle et ce, malgré le prix du billet (jusqu’à 115$ à la porte). Il est vrai que le jeu en vaut la chandelle. Le prodigieux Brian Sezter, armées de ses fidèles guitares Gretsch, est un intouchable du mouvement swing et rockabilly moderne. Rendu populaire au sein des Stray Cats dans les années ’80, il  fait ensuite un bout de chemin en solo jusqu’en 1994 où il appuie ses riffs par la cavalerie: un orchestre de 13 cuivres, un batteur, un contrebassiste et deux choristes (grrr). Voici donc ce que nous propose le Festival, la totale!

Avant la tant attendue levée du rideau, un organisateur du Festival avertit sévérement la foule: l’espace entre les rangées de sièges doit servir de pistes de danse. Amen! Ainsi prévenus, tous bondissent sur leurs pieds quand Sezter et sa bande se dévoilent aux notes de la chanson thème de Batman. Étrangement, la quasi totalité du parterre se rassoit poliement après la pièce. Hein? Un petit effort s’il-vous-plaît, c’est pas Kent Nagano sur scène!

La foule réajuste son accueil deux chansons plus tard, pendant The Dirty Boogie: Des couples de danseurs s’emparent de l’avant-scène et le reste de la foule plie les genoux dans le bon sens cette fois…et pour de bon!

En milieu de parcours, un rideau descend et masque l’orchestre. Tiens, le visuel qu’il aborde me rappele quelque chose…Ben oui, le vidéo de Stray Cats Strut des Stray Cats! Le contrebassiste, Johnny Hatton, rejoint Sezter en compagnie du batteur Bernie Dresel, debout derrière un minuscule kit, façon Stray Cats. Ce n’est pas la formation originale mais on y croit tant le trio est à l’aise ensemble. Tous les classiques y passent, dont Stray Cat Strut, bien sûr, C’mon Everybody et Fishnet Stokings, le clou du spectacle.

L’orchestre revient en force pour quelques autres morceaux dont Rumble in Brighton en finale. Setzer continue de gâter les fans des Cats au rappel avec deux autres chansons issues de leur catalogue: I Won’t Stand In Your Way, en solo, et Rock This Town, avec tout l’orchestre. Un concert sans faille qui se termine de façon mémorable. Force est de constater qu’en présence de Setzer, faut pas capoter avec l’espace pour bouger; il transforme en piste de danse tout ce qui se trouve devant ses Gretsch!

Le temps à ses côtés
En première partie, nous avons eu droit à Irma Thomas, une diva soul qui fête cette année ses 50 ans de carrière (!). Impressionné, je connais pas plus l’oeuvre de la dame, inculte que je suis. Rien, jusqu’à  ce qu’elle entame son énorme succès Time Is On My Side (et non, c’est pas une compo des Rolling Stones)

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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