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Ultra Absorbant

Retour sur le show de Davila 666

Marc-André Savard
15 juillet 2009

Retour sur le show de Adult Crash, Mannequin Men et Davila 666
Le 14 juillet 2009 au Il Motore
Une présentation de Blue Skies Turn Black

LA FIABILITÉ DU LO-FI

«Faut chanter en anglais pour jouer au States». On l’entend souvent celle-là.  Y a pourtant des groupes qui sortent de leur trou en ayant les couilles de s’époumoner dans une autre langue. C’est le cas de Davila 666, groupe garage de Puerto Rico, en pleine tournée nord-américaine même si il s’exprime dans la langue de Pedro Martinez.

Vers 22h, le Il Motore est encore désespérement vide (on doit être une trentaine incluant les groupes et le staff). Adult Crash de Montréal se résigne à commencer la soirée avec pour seul public les tuiles du plancher. Ça a l’air de royalement faire chier le chanteur de voir l’avant-scène aussi désert. J’comprends ça mais après trois bad calls, reviens-en pis donne ton show l’gros. C’est comme ça que le monde va se rapprocher, non? Portez un oreille à Adult Crash si vous appréciez Electric Frankeinstein…

Mannequin Men, de Chicago, poursuit la soirée intime sur une note plus positive avec du maudit bon rock style Replacments. C’est une belle découverte que ce groupe, même si une heure avant le show, le chanteur était en train de dégueuler de la bouffe grecque avariée. Encore en pleine indigestion, il s’en tire bien et parvient à faire décoller le monde du comptoir (ahhh c’est comme ça qu’on fait!). Mais là, expliquez-moi. Les gens originaires de Chicago ne sont-ils pas supposés avoir des estomacs en Teflon? C’est quand même le paradis du hot dog et des deep pizzas

Devant une foule un tantinet plus nombreuse, les 6 musiciens de Davila 666 (2 chanteurs. 2 guits, basse et drums) s’entassent ensuite sur la scène. Tous ces gringos ont des micros et cinq sont placés au premier plan mais personne ne veut vraiment diriger le band. On assiste donc à un show crotte-de-nez où s’accumule les bons vieux classiques de débutants, comme débrancher sa guitare sans s’en rendre compte, accrocher le micro avec son manche ou renverser sa bière sur son ampli. Autant de cabotinage ferait p’tête chier dans un show à 100$ mais ce soir, on laisse beaucoup de lousse à Davila 666. On sait à qui on a affaire; leur premier album paru chez nous (un épnoyme sur In The Red) donne dans le lo-fi… J’dirais même que cette maladresse donne un charme velvet undergroundesque à Davila 666, ce qui contribue à faire passer un bon moment à la poignée de rockers rassemblée ce soir.

davila666
Davilla 666

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la deep pizza de Chicago

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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