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Ultra Absorbant

[Critiques cd] Pinhead Gunpowder, Subb, Sprates, Joey Cape

Marc-André Savard
13 août 2009

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Pinhead Gunpowder
Kick Over The Traces
Recess, 2009

Bien avant de devenir une superstar intergalactique du punk moderne et et de s’égarer sur le boulevard des rêves brisés, Billie Joe Armstrong, le chanteur de Green Day, a l’habitude de glander dans les trous à rats de East Bay, en Californie. Il y rencontre d’autres rôdeurs et se joint à Pinhead Gunpowder; un groupe qui ne décolle jamais et qui demeure volontiers un éternel projet parallèle. Les gars pratiquent et enregistrent quand ils ont un trou, pas de stress. Au fil des années, le groupe lance néanmoins quatre albums complets et deux maxis. Juste assez de viande pour sortir une compilation des meilleures pièces, que voici. Kick Over The Traces regroupe donc 23 chansons (dont les excellentes  I Used To, Reach For The Bottle et At Your Funeral) en plus de trois pièces issues de la dernière rencontre du groupe en 2008 (West Side Highway, On the Ave et Anniversary Song). Fans de vieux Green Day, cet album te redonne foi en Saint-Armstrong-du-Mascara.

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Subb
To This Beat
Stomp – 2009

En piste depuis 1992, Subb est un vétéran de la scène locale. (que l’on jette la première bière à celui qui n’est pas au courant). Déjà bien établi, le groupe n’a rien à prouver sur ce septième album, à part une maîtrise parfaite du ska punk (Tipton Three, ‘ll Be Waiting) et du punk rock bad religionnien (Blind Leading The Blind). Comme sur le précédent (The Motions, 2006), l’influence du reggae et du dub est présente sur To This Beat (Shottas, I Can’t Hardly Wait, Hiro Nakamura) mais cette fois, elle se fait sentir comme jamais. Merci à Jah Cutta, ce chanteur reggae qui devient le sixième Subb pour l’occasion! Un album local d’une rare qualité sous les couleurs de la Jamaïque…Ya man!

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Les Sprates
Jo-Anne Chante
Mega Fiable – 2008

Les Sprates, ça roule depuis 13 ans à Rouyn-Noranda. Rouler comme dans prendre son ski doo su à brosse en plein mois d’avril dans un chemin forestier. Une ride toute croche de laquelle tu reviens plein de bouette avec des grafignes d’épinettes dans le front…Tu comprends? Ok, j’accouche: Sur ce deuxième long jeu, les Sprates présente encore du punk crasseux en français vulgaire que l’criss (Dans yeule, Savoir Pourquoi), en beau tabarnak (PMDA) et franchement un peu de marde au travers (Suceur de sang, Les Couleurs). Y a aussi une obscure reprise des Prostiputes (Les Dons Juans) Pas étonnant, les Sprates ont formé l’étiquette Mega Fiable (qui produit les susmentionnées guedailles) et on y retrouve quelques membres de d’autres bands de la famille (Bonne Journée!, Déjà Vu). Soyez avisés qu’aucune Jo-Anne ne chante sur l’album, bullshit les Sprates!

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Joey Cape
Bridge
Bad Taste, 2008

Ça fait près de vingt ans qu’on voit Joey Cape derrière le micro de Lagwagon à nous dire combien il est saoûl et à quel point il aime sa moustache. J’imagine qu’après un temps, il a eu besoin d’agriper une guitare acoustique, d’ouvrir ses tripes et de créer quelque chose de plus profond. À 43 ans, Cape est finalement prêt pour ce «rite de passage» (pour employer ses mots dans la pochette de Bridge). Le résutat est honnête et touchant de sincérité (The Ramones Are Dead. We’re Not In Love Anymore, Memoirs And Landmines). Un point pour l’effort mais honnêtement, sans ses génials collègues de Lagwagon, on remarque vite que Cape est un excellent interprète mais un piètre compositeur. Dans le club des chanteurs punks qui s’asseyent autour d’un feu de camp, Joey Cape est loin derrière Chuck Ragan ou Tim Barry.

Avis: La dimension variante des images de pochette ne réflètent pas la qualité de l’album mais une lâcheté infographique.

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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