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Ultra Absorbant

Retour sur le show de Elliott Brood (6 novembre 2009)

Marc-André Savard
8 novembre 2009

Elliott Brood et The Deep Dark Woods
Le 6 novembre 2009 à la Sala Rossa
Une présentation de Blue Skies Turn Black

PRENDRE UNE DEUXIÈME ASSIETTE

Elliott Brood a reçu une trâlée de tapes dans l’dos suite à la sortie de Mountain Meadows, leur 3e album paru cette année. La gang des Prix Polaris a même failli lui remettre un gros chèque géant pour le meilleur album émergent au pays. Je ne suis donc pas le premier qui écrit sur le trio folk cette année, ohhh non monsieur. Tsé, même au sein d’un média défricheur comme le Bangbang, y a rien de mal à ranger sa machette et à emprunter un sentier bien tapé une fois de temps en temps, surtout quand le groupe mérite sa place sous les projecteurs. J’entre donc dans une Sala Rossa à guichets fermés pour voir de quel bois se chauffe Elliott Brood.

Parlant de bois, The Deep Dark Woods, de Saskatchewan, ouvre la marche. (woh, as-tu vu ça le lien?). Une randonnée à travers le country, le blues et le folk menée par des excellents musiciens. Le chanteur, une sorte de Jim Morrisson sous médicamentation (ou Pierre-Luc Brillant si on veut faire plus local) dégage un charisme obscur qui plaît au public.

Elliott Brood (prononcez «brewd» et non pas «brod», non mais faut l’savoir) prend le relais avec beaucoup d’enthousiasme dans un décor qui veut rappeler un kiosque de tombola. Par contre, les banderoles en triangle et le complet du chanteur Mark Sasso donne plutôt l’impression d’être dans la cour d’un vendeux de chars usagés. Pas grave, c’est tout aussi root. Parlant du chanteur, une amie trouve qu’il a un peu la gueule de Stephen Harper…Pas fou, pas fou.

Ok, un peu de substance et de pertinence quand même. Elliott Brood prouve dès le départ qu’il est capable d’énormément de profondeur, réussissant à rendre toute la dimension de leurs albums tout en étant seulement trois sur scène. On tombe donc envoûté dès les premières pièces, tirées des deux premiers albums (Ambassador et Tin Type).

On entame vraiment le sublime Mountain Meadows vers la fin  du concert et l’album y passe presque tout: T-Bill, Woodward Avenue, Chuckwagon et la sombrement délicieuse 31 Years. Au rappel, le batteur garoche au public une pleine poche d’assiettes en aluminium et de cuillères en bois pour qu’il participe à la fête. Avec l’impression d’avoir la tête coincée dans une machine qui bouffe les cannettes, la foule s’amuse ferme pendant The Valley Town, Write It All Down for You et l’épique Fingers and Tongues. Sous l’insistance de la foule, le groupe revient faire Miss You Now. Suite à une performance impeccable, pas une seule assiette s’en sort sans poques…

CBC Radio 2 était sur place pour diffuser l’intégral du concerts sur leurs ondes. Il devrait être en ligne dans les prochains jours. Garde ta tôle à pizza pas loin. Tu risques d’en piocher une shot vers la fin…

Merci à Emily!
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Cette semaine su’ les planches
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9 novembre: Caloon Saloon @ Baptiste sur Masson (du «gazon bleu» francophone)
12 novembre: Lancement du nouveau Lake of Stew @ Sala Rossa (on l’attendais celui-là)
13 novembre: Zéphyr Artillerie @ Divan Orange (dans l’top du folk d’ici)
13 novembre: Show d’adieu de Hostage Life @ Absynthe (une sorte de Street Dogs de l’Ontario)

Pas encore de commentaire.

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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