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Ultra Absorbant

Retour sur le show de Hatebreed et Cannibal Corpse (17 décembre 2009)

Marc-André Savard
19 décembre 2009

Hatebreed, Cannibal Corpse, Unearth, Born of Osiris et Hate Eternal
Le 17 décembre 2009 au Métropolis
Une présentation de BCI

HARDCORNES

Passé la trentaine, y a ben des musiciens qui retournent aux sources; des punks qui s’mettent à gratter la guit sèche pis des hardcore kids qui s’mettent à jouer du metal. Ce dernier pète la santé par les temps qui courent alors pas étonnant que ceux qui ont grandi en écoutant du metal  y reviennent. Un peu comme sacrer une bonne bine à un chum que t’as pas vu depuis longtemps et qui est devenu culturiste. Dur à résister.

Ce soir, y a donc des groupes metal pur et dur (Hate Eternal et Cannibal Corpse) et des groupes hardcore qui lorgnent de plus en plus vers le devil (Hatebreed et Unearth). Un passage du côté obscur qui semble avoir refroidi  les ardeurs de plusieurs hardcore kids qui brillent par leur absence en cette soirée glaciale. Le concert débute enfin dans un Métropolis à moitié rempli alors que les scalpers se les gèlent dehors en offrant leurs billets à rabais…

Hate Eternal commence la soirée dans l’tapis. Qui est surpris? Sûrement celui qui a pas écouté le buffet de notes qu’est Fury & Flame! Qu’est-ce qu’un groupe accompli  qui roule depuis plus d’une décennie fout avant Born of Osiris?

Parce qu’on va se dire les vraies affaires, Born of Osiris, y en a 13 à la douzaine pis c’t'ordinaire. Du metalcore générique, ça passe, mais encore faut-il que le band redouble d’énergie pour captiver l’intérêt, ce que Born of Osiris a de la difficulté à faire. J’dis ça alors que  y a quelques dizaines de kids qui se sue le corps sur le plancher… Anyway, dans le genre, je préfère nettement…

Unearth!

Oui, monsieur, Unearth. Le premier album du groupe, The Stings of Conscience, a fait des vagues a sa sortie en 2001 et a établi les standards dans le metalcore. À l’époque, le groupe était à cheval sur le hardcore et le metal mais depuis, Unearth est devenu un groupe de pwels qui s’assume avec les devils bien haut. Eh oui, il est loin l’ancien matériel. À mon grand regret, on n’a même pas droit à une petite note The Stings of Conscience. Unearth est quand même rendu sur Metal Blade alors pas l’choix d’exhiber ses cornes dans ce temps-là. Peu importe l’école à laquelle il appartient, le groupe donne cependant toujours un show remarquable, surtout les guitaristes qui ont le feu au trou d’pet. Ils terminent d’ailleurs  le show juchés sur leurs amplis avant que l’un d’eux termine ça en beauté avec un beerbong.

Cannibal Corpse est de retour en semi-tête d’affiche, quelques mois après leur passage remarqué au Medley. Ceux qui ont manqué le show de ce soir peuvent dormir tranquille. On a droit à un set similaire avec les mêmes commentaires fromagés aux mêmes places. Le chanteur, Corpsegrinder de son petit nom, a toujours un aussi gros cou et spinne toujours sa touffe aussi vite entre deux gorgées de Coke. Fucked With A Knife, Butchered At Birth, vous connaissez le répertoire. Pas de surprise, la machine est bien huilée: les fans ont leur dose. Le Métropolis qui s’étaient presque rempli se vide un peu…Tut tut tut, regardez moi ça ces gros barbares qui font la fine oreille.

Hatebreed n’a pas occupé la tête d’affiche en ville depuis 5 ans alors le groupe est plus qu’attendu même si on les traite de vendus depuis belle lurette. Parlant de ça, on offre ce soir la possibilité de rencontrer le groupe après le concert pour la modique somme de 20$…Non, merci, je ne suis pas digne de me retrouver entre quatre murs de gyproc avec vous les boys. Je suis cependant sûr qu’il y en a qui ont mis un p’tit 20 pour cette rencontre à voir le nombre de fans invétérés sur le plancher ce soir. Avant le début des hostilités, il y en a déjà une dizaine en chess/bedaine sur le plancher…Y ont fait leur devoir et regardé le dvd Live Dominance j’cré ben.

[Parenthèse] Selon mon comparse, le One Guy Crew, ton taux de gras et de muscles détermine si tu es en chess ou en bedaine. La limite est encore à déterminer. Tetons de gras versus pecs, le débat est chaud.

Peu importe, tout ce beau monde est invité à saigner un brin dès que Jamey Jasta et sa bande entame Everyone Bleeds Now en intro. La fosse s’ouvre, la soirée commence. La délicieuse fusion de moshers et de head bangers s’opère. Des katas entre deux touffes, c’est de l’art. Un ambiance comme seul Hatebreed peut installer submerge le Métropolis et les quelques centaines de personnes encore au poste.

Hatebreed livre une solide performance et prouve qu’il mérite encore leur couronne de jambon, en dépit d’une mauvaise sono (les colonnes de bass accotées dans l’rouge). Le setlist composé d’une vingtaine de pièces est irréprochable et on touche au meilleur des six albums: Live for This, Before Dishonour et I Will Be Heard en finale. Hatebreed est p’tête vendu, mais j’achète encore…

Set list dans l’ordre
Everyone Bleeds Now
In Ashes They Shall Reap
Smash Your Ennemies
Pollution of the Soul (?)
To The Threshold
Tear It Down
Perseverance
As Diehard As They Come
Never Let It Die
Straight To Your Face
Doomsayer
Last Breath (dédiée à Dimebag Darrell)
Ghost of War (reprise de Slayer)
Before Dishonour
Burn The Lies
Hollow Ground
Live For This
Destroy Everything
Defeatist
I Will Be Heard

Rappel:
Empty Promises

Merci à Kate et spécialement à Danielle

Pas encore de commentaire.

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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