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Ultra Absorbant

Mescaline et Menace de Mort

Marc-André Savard
16 février 2010

Weekend épuisant de la St-Valentin qui vient de se terminer. Pas à cause que je l’ai passé en string sur un peau d’ours avec ma blonde. Loin de là. J’ai plutôt passer mon vendredi au Buckfest 9 et le lendemain au show de Death Threat. Moins charnel, mais y avait de la chaleur humaine les deux soirs, oh oui.

Au Buckfest 9, cette chaleur se sent, littéralement. Le premier des deux soirs de ce légendaire festival caritatif est consacré au punk sale alors c’est sans grande surprise qu’on a des effluves de campagne ici et là. On est pas trop surpris non plus de voir le bol dégoulinant de vomi et de croiser des regards absents. Y a un deal de mescaline à soir et y a ben du monde qui en profite…Moi, je préfère les rabais sur la Boréale.

Je manque les premiers groupes dont Rat Patrol. De fins observateurs me confient que le groupe rappele de belle façon Minor Threat mais (crissement) sans «X» sur les mains. Disons que le band «carbure» comme dira le chanteur…

Gerbia, de Beauport, profite de l’occasion pour lancer leur deuxième album. Du punk hardcore old school francophone bien rendu par un p’tit St-Jean-Baptiste de chanteur qui donne pas sa place. L’album, Voué à l’échec, est une beurée d’marde  qui mérite sa place dans toutes discographies crasseuses.

Le party lève quand Boulimik Foodfight se pointe sur scène pour fêter leurs 15 ans d’existence (ils ont même droit à un gâteau de fête!). Si Plume Latraverse avait été un punk, ça aurait donné quelque chose comme DJ1, le très divertissant chanteur de Boulimik Foodfight. «Les fruits mûrs finissent par tomber et pourrir par-terre, mais moi, j’veux pas tomber!» C’tu pas d’la belle poésie urbaine ça?

À découvrir pour ceux qui, comme moi, sont arrivés sur le tard dans la scène locale montréalaise.

L’institution qu’est Ripcordz termine la soirée, eux qui fêteront leur 30 ans d’existence l’an prochain. Plus on se rapproche de la trentaine, et plus on se sent pépère dans un show punk, mais quand tu vois un gars comme Paul Goth chanter une chanson qu’il a écrit en 1979, tu te dis que ta carosserie est encore bonne pour quelques tours de piste…

La soirée se termine tard, le levé de corps est dure, mais moi et quelques copains avons assez de force pour chanter quelques jingles de Watatatow devant l’authentique résidence des Couillard à deux pas de chez nous.  Ça peut arriver en lendemain de veille d’avoir des plans de neilles…(pour les fans, l’appart est sur la rue Marquette dans le coin de la rue Mont-Royal)


la preuve que je reste dans un quartier huppé: Screenshot de l’appart des Couillard dans Watatatow (à gauche) et photo (à droite)

Un arrêt chez quelques disquaires, un smoked meat de chez The Main (parce que sérieusement, fuck le line up chez Schwartz’s) et un dodo plus tard, c’est le temps d’aller à l’Inco pour voir Death Threat.

Out Of This World, de Québec, ouvre la soirée avec un hardcore générique. Sans doute un jeune band alors on va laisser la chance au coureur…

Plus Minus, de Montréal, se produit devant son public qui l’attend et qui connait leur démo par choeur. (L’enregistrement est d’ailleurs disponible gratuitement ici)

Revenge. (ouep, le point est important), sont les suivants et nous arrivent directement de Springfield au Masse-à-chaussettes. Bon potentiel mais un chanteur qui marmonne dos à la foule entre les tounes, c’est rien pour créer l’étincelle…

Trapped Under Ice, probablement un des bands hardcore les plus en vue en ce moment, font enfin décoller la peinture de sur le plancher. Solide performance appuyée sur leur excellent premier long jeu Secrets of the World.

Aaron, le chanteur de Death Threat, se pointe sur scène avec une quasi extinction de voix. Pas l’idéal quand cette voix a fait la renommée du groupe. Heureusement, les cordes vocales d’Aaron ne semble étrangement pas être affectées quand il chante (woho magiiiie). De toute façon, dans un show aussi attendu que ce soir, personne se fait prier pour prendre le relais au micro. Des sing alongs, en veux-tu, en v’la. Dès le départ, le classique Dead At Birth fait disjoncter le public. D’autres bombes de l’album Peace and Security feront de même (Never Again (avec le chanteur de Trapped Under Ice), Peace and Security, et Disgrace en finale). À l’Inco, on s’amuse et ce soir en est une autre preuve.

Death Threat

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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