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Ultra Absorbant

Retour sur le show de The Bronx (30 mars 2010)

Marc-André Savard
31 mars 2010

The Bronx, Violent Soho, Mariachi El Bronx et Dead Country
le 30 mars 2010 au Petit Campus
Une présentation de Greenland

FESSER FORT COMME SUR UNE PINATA

Enfin, on a l’eu! On a l’eu notre show de The Bronx en tête d’affiche avec un public exclusivement là pour eux. Voyez-vous, lors de leurs deux visites précédentes, ils s’occupaient des  premières parties de Bad Religion et d‘Every Time I Die. La majorité du monde voulait donc soit faire le pogo sur American Jesus ou espérer tâter le popotin de Keith Buckley. Mais à soir, le Petit Campus est plein et The Bronx a eu toute l’attention qu’il mérite.

La soirée débute par Dead Country de la Californie, mais j’arrive pas assez tôt et je les manque. Mes collègues pourront p’tête vous en dire plus…

Ensuite, c’est Mariachi El Bronx, qui est, comme le nom l’indique, un band de thrash metal. [deux coups de snare, hi-hats] Bennnn non, l’alter ego mariachi de The Bronx, évidemment. Sur scène, le groupe est amplifié d’un joueur de guitarrón (la grosse guitare mexicaine qui fait pong pong là) et d’un trompétiste. On pourrait s’attendre à une farce poussée trop loin quand on voit un band aux racines punk jouer des chansons mariachi dans la plus pure tradition du style, mais non; Même si tout le band arbore des costumes de circonstance (avec les froufrous que ça implique), on a pas affaire à des clowns. The Bronx adore réellement le genre et l’exécution est sans faille. Ouep, y a des projets parallèles de bands punks qui ne sonnent pas comme du folk de taverne…

Violent Soho, de l’Australie, prend le relais, en remplacement de Japanther. Pour avoir une idée, imaginez Bleach si Nirvana avait écouté l’album bleu de Weezer en loop juste avant d’enregistrer…Minimaliste, sale, cheveux longs, yé! C’est de l’Australie et vous savez que les Australiens font de bons produits [dit avec la voix du gars dans l’annonce de ShamWow)

The Bronx arrive sous les clameurs de la foule. Ça réchauffe le coeur du groupe qui montre ce dont il est capable, du meilleur.* jamais The Bronx a donné un show à Montréal aussi énergique que ce soir. (Même Matt Caughthran, le chanteur, le dit tsé) La foule déchaînée y est sans doute pour quelque chose. Elle s’éclate sur tout ce que leur sert The Bronx. Même White Guilt, qui d’habitude jette une douche froide sur l’audience, reçoit un accueil chaleureux.

* La preuve que The Bronx est capable du meilleur: Leur deuxième album

P’tête dans un délire de déshydration, le chanteur demande une tournée de juicy pussy en plein milieu du show. Il y a goûté récemment mais il ignore pourtant son contenu. (Dis-le donc que c’est juste pour faire des jeux de mots douteux comme ce soir). Eh bien, mon boy, selon mon guide des cocktails, tu as avalé un onze de Bailey’s, un onze de schnapps aux pêches et un trait de jus d’ananas. Le guide dit pas si le nom du cocktail est inspirée d’un fait vécu par contre…Ben oué, impossible de pluguer ce nom de cocktail-là sans pousser une joke de mononc.

Fallait pas s’attendre à ce que The Bronx commande des conventionnelles shots de Jameson tu sais ben. Y sont plus originaux que ça. Même à leur table de marchandise, on peut acheter un flacon de leur propre marque d’eau de cologne, Barrio Sweat, pour la modique somme de 40$.  (Je comptais sur une critique du produit par Stéphanie mais j’pense que ça se fera pas maudit)

Des punks qui trippent mariachi, qui vendent du parfum et qui se défoncent sur scène. C’t’une recette gagnante qu’on connaissait pas encore. Viva The Bronx!

Retranscription du setlist:
Inveigh
Tranny
I Got Chills
White Tar
Pleasure Seekers
Shitty Future
Rape Zombie
Six Days A Week
Past Lives
White Guilt
False Alarm
Kniferman
History’s Stranglers

Rappel:
Heart Attack


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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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