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Ultra Absorbant

Retour sur le show de Bob Log III (23 juillet 2010, Montréal)

Marc-André Savard
24 juillet 2010

Bob Log III avec Heavy Hands
au Il Motore le 23 juillet 2010
Une présentation de Blue Skies Turn Black

Excusez-moi, excusez-moi vraiment. Avant le show de Bob Log III,  j’étais si occupé à caller ma grosse Maudite chez une copine que j’ai oublié mon appareil-photo chez elle. On s’en fout un peu quand le musicien qu’on va voir passe son temps à checker ses souliers, mais quand on a affaire à un performer d’exception comme Bob Log III, cet oubli frôle la catastrophe. J’en shake presque…

Si vous ne connaissez pas le personnage, Bob Log, c’t'un one man band bluegrass originaire de l’Arizona qui slide sa guitare en costume d’homme-canon (en joli velour bleu ce soir). Il porte un casque d’aviatieur à visière miroir (comme les méchants dans Top Gun, genre) et il chante à travers un combiné de téléphone plugué direct dans le trou de la visière (là où d’habitude, les pilotes de jets ont une sorte de tuyau de balayeuse de connecté).

Comme vous pouvez vous l’imaginer, Bob Log III met une bonne couche de crémage au niveau du visuel mais heureusement, ce qu’il y a en-dessous est tout aussi consistant; Il est un excellent guitariste et  l’un des one man bands les plus divertissants sur le marché. Même si toutes ses pièces suivent la même structure et que plusieurs d’entre elles sont presque instrumentales, on ne voit pas du tout passer le 1h que dure la performance.

Bob séduit le public d’entrée de jeu avec son énergie de gamin et ses tentatives de parler français. Il a tôt fait de recevoir les fameux «aplaudissements liquides» qu’il demande (d’la bière pour ceux qui sont pas très poètes). Lorsque le gars prend ses gorgées, il fait bien attention de les prendre dos à la foule pour ne pas qu’on voit son visage. Devant ce mystérieux rocker masqué, plusieurs demoiselles semblent éprouver le syndrôme Spiderman et lorsque Bob demande que deux filles viennent s’asseoir sur ses genoux pour interpréter I Want Your Shit On My Leg, elles sont 4 à grimper sur scène!

Vers la fin du spectacle, les verres de scotch payés par le public s’accumulent sur l’ampli de Bob: Tout l’monde veut assister au rituel du boob scotch qui consiste à boire un scotch (meuh!) après qu’une demoiselle y ait trempé un jumeau. Le rituel a-t-il eu lieu? Je ne crois malheureusement pas, mais j’suis p’tête dans l’champ…

Voyez-vous, avant la dernière pièce, une demoiselle monte sur scène pour  se frotter sur Bob Log III. Celui-ci est cependant occupé à bidouiller sur ses machines et lui porte guère attention. Lorsqu’elle s’accroupit pour redescendre (ou tremper une mamelle dans un verre?), c’est l’éclipse: Un gars de 9 pieds qui pèse une demi tonne passe devant moi. Quand «la lumière revient», la fille a disparu…Même Bob Log, qui a lâché ses cossins, n’a pas trop compris la passe et se demande bien où elle est passé. P’tête qu’elle a fondu parce que 200 personnes dans une salle sans clim ni ventilateur, ça t’en fait suer une shot ça!

Enfin, je le demande à ceux qui étaient là: Est-ce qu’un sein est entré en contact avec de l’alcool fort en cette soirée du 23 juillet au Il Motore? J’veux savoir,  c’t'une question qui me hante…

PS: Ne me demandez pas comment était Heavy Hands de Montréal en ouverture, je les ai manqué. La grosse Maudite a malheureusement aussi slacké ma notion du temps…Si ça vous tente d’en savoir plus, leur démo me fait penser aux Datsuns par bout pis y ont l’air d’aimer le Jack Daniel’s (servi sur seins ou pas, ça, j’peux pas dire)

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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