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Ultra Absorbant

Retour sur le Heavy MTL 2010: Metal, tetons et confettis

Marc-André Savard
28 juillet 2010

MÉTAL, TETONS ET CONFETTIS

Sainte merde de Dieu! C’est un solide Heavy MTL qu’on a eu là! Tu dois commencer à le comprendre si tu as jeter un oeil aux blogues des vilains doyens Klimbo et Kristof. Parce que je suis encore sur un high de cette fin de semaine, je vais y aller avec la famille et donner mes impressions sur le festival. Le tour commence à être pas mal fait par mes collèges alors j’vais faire ça «court et sucré»…

SAMEDI

HALTE BOUFFE
Avant de rentrer dans le lard du sujet, j’fais une petite parenthèse bouffe. On l’sait que dans des festivals, la question est pas de savoir si on va s’faire fourrer quand vient le temps de manger mais bien par qui. Au Parc Jean-Drapeau, le meilleur rapport qualité-prix demeure le sous-marins Dagwood’s mais au Heavy MTL, une certain resto Magnan offrait un plat de chips maison pour  la modique somme de 6$. Ça bouche un coin pis ça donne le goût de râper des patates dans la friteuse de retour à la maison, j’vous l’dis! Bon, en avant la musique!

SKELETONWITCH: Des trippes en pleine face!
Mettre ce groupe en début de journée montre à quel point l’alignement du Heavy MTL 2010 était ridiculement consistant. À voir absolument en show…pis ayez pas peur: Même si le chanteur fait semblant de s’évicérer à coups de haches sur scène, c’t'un maudit bon gars; il a passé toute la journée à se promener sur le site pour jaser aux gens et à signer des cossins.

HIGH ON FIRE: Trio offensif
Un trio qui sonne comme ça, c’est rare. Dire qu’il paraît qu’à Québec deux jours plus tôt, la salle s’est vidé du tiers juste avant leur set. Crosse-toi sur Rammstein la Capitale pis va te cacher!

MELISSA AUF DER MAUR: Tripper sur une frisée
J’avais jamais été en présence de la demoiselle mais tout l’monde me parlait de son charme. Mais moi les rouquines frisées, bof… «Bonjour, je suis Melissa Auf Der Maur et je viens de Montréal!» Dès le départ, son charisme obscur m’a traversé de bord en bord. Je me joins donc à sa horde d’admirateurs; Ça, c’t'une femme, aussi frisée soit-elle…Sa musique est pas métal pour deux cennes mais l’énergie de ses pièces cadrent parfaitement avec le style. Encore plus de ce genre de nuances dans les prochaines éditions…

KATAKLYSM: Deux crisse de gros tetons tabarnak
Le chanteur
Maurizio Iacono a tenu, comme Melissa Auf Der Maur, à exprimer sa fierté d’être Québécois mais d’une façon plus rough. Y a jasé en français tout le long avant de trancher par un «If you don’t understand french, too bad!»  Décidémment pas le genre de band qui a «perdu» son français aussitôt qu’il a mis le pied en-dehors de la Province. Bravo! Le call de la journée revient d’ailleurs à notre ami Iacono. En demandant deux circle pits, il a lâché d’une voix guturale «J’veux voir deux gros criss de tetons tabarnak!» Ah, c’est bon d’être chez soi…

FEAR FACTORY: Machine
L’immense
Gene Hoglan est un métronome vivant à la batterie. Il profitait de la journée pour présenter son nouveau DVD où il explique notamment sa technique de double pédale. J’dis ça d’même si t’aimes ça apprendre…


TESTAMENT: C’pas une guitare l’gros
Tous les bands se sont pointés au Heavy MTL avec des setups plus ou moins imposants. Beaucoup de bannières d’arrière-scène mais Testament sont les premiers à avoir exagéré avec une scène sur deux niveaux aux motifs de ruines médiévales. Les bonhommes étaient beaux à voir triper et le chanteur a passé son temps à gratter son manche de micro comme une guit. Dîtes-lui pas que ça en est pas une, ça va y faire d’la peine…

ROB HALFORD: Dodo
Aussi légendaire soit le personnage, ça serait le temps qu’il se retire avant qu’on ne retienne seulement ses pathétiques années de fin de carrière… Y en aura pas d’facile, Rob!

MASTODON: Deux crisse de gros tetons tabarnak
J’espère que le chanteur de Kataklysm a regardé ce show parce que l’arrière-scène de Mastodon ressemblait étrangement à
«deux criss de gros  tetons» psychédéliques... Ok, j’en r’viens là. Le groupe était en feu, du grand Mastodon; Beaucoup de pièces agressives mais jamais assez de Remission à mon goût!


SLAYER: Frôler la catastrophe
Une foule qui pousse vers l’avant-scène, c’est fort sans bon sens. Au premier Heavy MTL, je l’ai compris quand mon étui de lunettes rigide à éclater sous la pression pendant Iron Maiden. On a eu un autre bel exemple ce soir pendant Slayer. Dès la première chanson, l’une des barrière qui bordait l’allée centrale a littéralement explosé! Si ça n’avait été de l’intervention éclair de la totalité des bouncers à l’avant-scène, y aurait sûrement eu quelques personnes qui auraient eu des empreintes de pied en plein front ou de très gros bobos. À propos, j’ai saisi l’expression de stupéfaction de Kerry King à la seconde où il a vu se torde la clôture…ça dit tout.


ALICE COOPER: Crisser une volée à une mariée
J’m'attendais à voir un has been qui essaie de faire son méchant en s’enroulant un serpent autour du cou. Ohhh que j’étais dans l’champ! À 62 ans, Alice Cooper est encore capable de livrer des shows troublants rodés au quart de tour. Dans toutes cette mise en scène, on retient la grosse taloche qu’il sacre à sa fiancée (avant de la garocher de bord en bord de la scène) ou encore le moment où il coupe la tête d’un bébé à coup de sabre…Ouep, y est bad de même le Maître de l’horreur.

C’pas gentil décapiter des bébés alors j’ai préféré le prendre en photo pendant qu’il crevait des balons remplis de confettis…


MEGADETH: Plaisir dans le Hangar 18
Quand j’ai terminé ma 6e année, mon père m’a refilé 20$ pour que j’m'achète mon tout premier disque. J’savais pas trop c’que j’voulais mais j’savais qu’il fallait que ça soit violent. J’ai magasiné en regardant uniquement les pochettes et j’ai arrêté mon choix sur Rust In Peace de Megadeth et son chef d’oeuvre de couverture. Quand j’l'ai mis dans le lecteur, horreur. Quelle sorte de voix de fillette c’était ça?! (J’écoutais In Utero de Nirvana en loops à ce moment-là). Le disque a dormi sur une tablette pendant quelques années et j’y suis revenu plus tard. C’est là que j’ai saisi que cet album est tout simplement génial. J’étais tu content de voir que Megadeth le jouait dans son intégralité au Heavy MTL tu penses? Mustaine avait l’air un peu fatigué mais la précision d’exécution était remarquable. En plus, toute la scène était aux couleurs de Rust In Peace. De l’arrière-scène en passant par la guitare de Mustaine jusqu’aux pics de guitare! Vous demanderez à Kristof qu’il fasse son frais-chié avec le sien (jalousie, ici)


DIMANCHE
J’m'attendais à une foule moindre pour la portion «nouveau metal» du festival mais non; La foule est évidemment beaucoup plus jeune que la veille mais elle est fidèle au rendez-vous dès l’ouverture des portes. Pourtant, ça commence assez molo alors on va s’acouder devant la p’tite barmaid qui commence à nous connaître par notre prénom…

BENEATH THE MASSACRE: Direct dans les veines
J’adore la brutalité de Beneath The Massacre et encore plus quand le chanteur fait saillir ses veines en lâchant ses calls de mâle gorille alpha. Juste pour pouvoir faire ça, tous les chanteurs death devraient commencer à bencher dret là.


LES ÉKORCHÉS: Marc et le violon
J’aimerais tant aimer les albums des Ékorchés mais maudit qu’ils me laissent froids. Ben beau jouer du metal avec du violoncelle, mais ça manque d’intensité. J’voulais cependant pas manquer ce show pour voir ce cher Marc Vaillancourt chanter autre chose que Le P’tit Bonheur (ouep, j’ai manqué l’époque BARF moi). Verdict: Les Ékorchés est définitivement un groupe de concert…et Marc Vaillancourt est un sacré performer!

DESPISED ICON: MTLDM
Non mais ça fait vraiment chier que ce band se sépare. Il mettait le Québec sur la map du death metal comme nul autre: En plus des compos en français sur le nouvel album, ils vendaient même des t-shirts avec des fleur de lys imprimées en dorure. (Oui, en dorure! Faut être fier quelque chose de rare, hein?). Pour ce passage à Heavy MTL, le public a répondu par un pit immense ce qui laisse présager des moments assez intenses lors de leur tournée d’adieu cet automne.

SHADOWS FALL: 6 pieds de pwel
J’connais peu ce groupe mais à chaque fois que je les vois, je passe une demi heure à me dire à quel point ça doit être encombrant d’avoir des dreds jusqu’aux chevilles. Quand j’me ressaisis enfin, le show est fini…


AIRBOURNE: Malade
Copie de AC/DC tant que tu voudras, c’pas Angus Young qui serait allé torcher un solo en haut du cadre qui borde la scène. J’avais les genoux mous juste à le voir aller…pis aussi à m’imaginer que s’il tombait, j’étais pas mal aux premières loges pour recevoir un bout de cervelle. Risquer sa vie pour donner un show, c’est rock!

WINDS OF PLAGUE: Ah la Californie!
Devant un band typique de la nouvelle école de la Californie, tout l’monde y trouve son compte. Le gars regarde la jolie fille qui joue de l’orgue. Les filles se disent que c’est hot un chanteur musclé avec des tattoos qui s’rase les aisselles, les douchebags se demandent combien il bench et les musiciens se disent que malgré une attitude qui peut gosser, ces bands savent bien jouer leur metal.

3 Inches of Blood
Et le prix des meilleurs favoris va au guitariste roux de 3 Inches of Blood!

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HATEBREED: Jasta sourit
Jamey Jasta, le chanteur,  était content en maudit d’être de la fête et a donné le meilleur des 4 shows que j’ai vu d’eux à date. Et ce, même si le groupe continue de se distancer du hardcore pour aller vers le metal (juste à voir le vomi de Photoshop qui orne la pochette du dernier album reproduit à l’arrière-scène pour s’en rendre compte). Quel setlist de champion en plus (Live For This, This Is Now, To The Treshold, Last Breath, Everyone Bleeds Now, I Will Be Heard). Que ceux qui ont du fun pendant Hatebreed lève le pied!

FIVE FINGER DEATH PUNCH: Mal nécessaire
Five Finger Death Punch gosse à prime abord avec leur gros égo si typique de plusieurs bands de la Californie. Mais on commence à être habitué à ce genre au fil du temps alors on apprend à vivre avec comme un mal nécessaire. Après tout, une saveur du mois comme 5FDP attire les foules. Leurs fans payent du coup les autres bands par la bande. Parlant de leurs fans, ils sont nombreux à acheter leurs affreux gilets style motocross à 70$ pièce. C’est confirmé, les métalleux ont vraiment aucun goût vestimentaire.

Ceci dit, je déteste la musique agressive formaté pour MTV comme Five Finger Death Punch mais force est de constater que le groupe livre un show soutenu et que le chanteur Ivan Moody est un divertissant enfant de chienne. C’est à son honneur d’avoir crinqué des dizaines et des dizaines de kids à se rendre à l’avant-scène en surfant au-delà des bouncers pour venir lui serrer la main. Dans l’exercice, on assiste même à ce qui est probablement le seul stagedive du festival.


On s’calisse un peu du band mais on se doit de parler du magnifique pied de micro de Moody; une bête de 180 livres en métal qui a nécessisité 120 heures de travail de la part de 5 artisans; une création d’Alchemy Gothic. Mets ça dans ta pipe Marina Orsini, ça c’est de l’artisanat!


ALEXISONFIRE: Une sorcière naine a mangé ma femme
C’est quand tu t’attends à rien que tu as les plus belles surprises. Alexisonfire m’énarve sur albums mais le show qu’ils ont donné au Heavy MTL m’a jeté sur le cul. On sait pas où regarder tant l’ensemble du band se défonce. J’ai une préférence pour le bassiste à moustache et son regard psychopathe. On peut pas espérer moins de la part d’un gars qui porte un t-shirt sur lequel on lit «Midget witch ate my woman».


LAMB OF GOD: featuring Armand Vaillancourt
Le groupe semble avoir atteint un nouveau plateau de célébrité en jouant en première partie de Metallica (On lance même une brassière à leur nom sur  scène!) Tant mieux parce que si y a un band dans l’nouveau metal qui «bûche», c’est bien LOG (poudoum tsss). Ça rend toujours heureux d’entendre Redneck, Something To Die For ou Blood of the Scribe (tu saignes Kristof?). En plus, notre Armand Vaillancourt joue d’la bass pour eux! (ou ben c’est quelqu’un qui lui ressemble, j’sais pas, y est flyé lui)


AVENGED SEVENFOLD Pow!
Ok, j’ai un squelette dans le placard. Écoute ça Patrice L »Écuyer: En 2001, après avoir entendu quelques pièces du premier album d’Avenged Sevenfold sur le net, je me le suis commandé (en importation européenne chez Good Life Recordings). Ben oui, je suis automatiquement devenu fan. Sauf qu’après ça, les médias ont flairé le potentiel, la merde a commencé et Avenged Sevenfold est devenu le sous-produit métal qu’il est maintenant. Si triste de voir tant de talent gaspillé à faire du pop… Le set d’aujourd’hui en est un cruel constat; Que des pièces sirupeuses. Une chance que la pyrotechnie nous tient éveillé…Ça prend ça quand t’es pas une fille qui espère se faire farcir par M. Shadows ou un gars qui veut lui ressembler pour pouvoir se poigner les filles qui peuvent pas se taper l’original.

ROB ZOMBIE Super-Charger Heaven calvâsse!
J’ai un autre squelette: J’ai accroché quelque chose de rare sur Astro-Creep: 2000 de White Zombie en 1995. Influencé direct par l’univers de Rob Zombie, j’ai barbouillé une vieille paire de jeans serrée trouée que j’ai porté fièrement pour aller cruiser une fille qui deviendra ma première vraie blonde. C’est clair que mes jeans trèèèèès rebelles ont joué en ma faveur. Merci ben Rob! Mes attentes de ce soir sont donc élevées face à un mentor…et malheureusement, je reste sur mon apétit.

Rob Zombie se pointe sur scène avec arrogance. Si Montréal veut un show de Rob Zombie, elle devra prouver qu’elle est la meilleure ville de la tournée. C’correct; Ça fait partie du «rock théâtral» ce genre d’attitude,  j’suis prêt à jouer la game. Mais c’est dangereux de jouer ce rôle quand t’es un artiste qui n’a pas encore atteint le status de légende comme c’est le cas avec Rob Zombie. Dans le même registre, Alice Cooper a torché solidement Rob Zombie la veille. C’est p’tête d’ailleurs pour profiter de l’étoile de Cooper que Zombie joue une partie de School’s Out ce soir?  Non, ça s’fait pas.

Zombie entrecoupe chaque chanson pour mettre en scène son grognon de personnage: Beaucoup trop de blabla qui mène nul part. Lâche le brake, joues donc des tounes et le reste va venir tout seul. En plus, je m’explique mal le choix d’avoir placé un solo de guitare de 5 minutes joué seul par son guitariste pendant que Zombie pointait une lampe de poche sur les premières rangées. C’est pour «ça» qu’on a retranché des hits de White Zombie comme Super-Charger Heaven ou Boogie Man?
Par chance, Zombie s’est amené avec son attirail au grand complet (confettis,  monstres géants, lance-flammes, écrans, etc.) ce qui parvient heureusement à faire lever le party. Y a même quelques demoiselles qui shakent leur poitrine dénudée sur écran géant. Du coup, Heavy MTL devient un festival d’envergure internationale.

KORN: Comme dans l’temps
On dirait vraiment que j’ai décidé de l’alignement de ce deuxième soir quand j’avais 12 ans. Ben oui, un autre squelette: j’ai solidement accroché sur le premier album de Korn. C’était quelque chose de nouveau dans l’temps; le gros son d’bass, les badtrips de Jon Davis, les grosses culottes pis tout; un album phare du sous-genre merdique que deviendra le nu metal. J’ai décroché de Korn après le deuxième album quand le son a perdu de son côté organique…J’avais revu Korn en vidéo il y a quelques années; la musique était minable et Jon Davis était rendu gros avec une p’tite moustache. Ok, Korn était bel et bien fini dans ma tête.

J’m'attendais à rien ce soir mais quelle ne fût pas ma surprise de voir arriver un Jon Davis en pleine forme habillé comme en 1994 (pantalons Adidas, camisole). Le groupe a p’tête encore d’la mine dans le crayon que j’me suis dis…et j’me suis pas trompé!

Quand Davis agripe son remarquable pied de micro (dessiné par HR Giger lui-même!), sa voix me surprend…comme tout le reste du groupe d’ailleurs. Je m’attendais à quelque chose de mince mais oublie ça: Korn sonne comme une tonne de brique en concert. Le nouveau drummer Ray Luzier est une force en soi et on fait bien de lui donner beaucoup de latitude. Son jeu est serré, original…tout comme son kit! Je soupçonne d’ailleur Giger d’avoir planché dessus!

Korn envoie plusieurs vieux hits comme Twist, Shoots and Ladders (avec l’intro de cornemuse en prime!) et bien sûr, Blind, qui fait sauter le monde jusque sur la montagne. Arrrrre you ready? [tldr: Êtes-vous un radis?]

Ç’en était fait du Heavy MTL.

Chapeau à Evenko pour la qualité d’organisation et à la courtoisie des représentants sur place, à l’équipe technique pour avoir relevé le colossal défi de respecter l’horaire (malgré les exagérations visuelles de plusieurs groupes) et à l’équipe de sécurité devant les scènes (et particulièrement à leur efficacité pendant la bad luck à Slayer)

Autres photos du premier jour ici
Autres photos du deuxième jour ici





3 commentaires
  • [...] This post was mentioned on Twitter by André Péloquin and André Péloquin, BangBang. BangBang said: Retour sur le Heavy MTL 2010: Mike Savard, sur son blogue : Ultra Absorbant http://bit.ly/bdzgYB [...]

  • Fred
    28 juillet 2010

    Bon résumé et bonnes photos, tu as dit tout ce que je pense sauf pour rob zombie

  • Dominic Sauvé
    6 janvier 2014

    Lamb of God featuring Armand Vaillancourt. Tout le bureau m’a entendu rire. J’voulais juste te le dire. Vive John et LOG

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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