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Ultra Absorbant

Retour sur le concert de Nicolas Pellerin et les Grand Hurleurs (18 décembre 2010)

Marc-André Savard
23 décembre 2010

Quand j’ai su que Nicolas Pellerin, l’un des meilleurs artistes trad en province, jouait au petit Bistro In Vivo, j’ai réservé une table drette en face de la scène. Depuis qu’il a gagné un Félix pour le l’album traditionnel de l’année cet automne, j’prends pas la chance d’être poigné debout. J’arrive donc au Bistro quelques heures avant le spectacle et je me mets dans l’ambiance traditionnelle en commandant un bon p’tit plât de ragoût de pattes de cochon avec des bettes pis du ketchup aux fruits. Malheureusement.  on a mis 3 gallons de vanille dans mon ketchup…c’est une atteinte au patrimoine, ça là.

Les pintes de stout finissent par faire passer la vanille et je suis tout ouïe pour Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs (Simon Marion, à la guitare/mandoline et Simon Lepage, à la basse/contrebasse). C’est le 108e concert que donne le groupe cette année et le dernier avant de jouer à New-York en janvier. On est entre bonnes mains dès le départ. «Si vous voulez tasser les tables, allez-y, dira Pellerin d’entrée de jeu. Si vous voulez rester assis et boire votre bière tranquille, c’es ben correct aussi. On veut juste que vous passiez une belle soirée.» Pis on en passe une maudite belle; les gars savent faire lever  le party et sont de vrais virtuoses (en particulier Lepage à la basse). On savait que Pellerin est un excellent musicien mais il démontre entre les chansons qu’il est aussi un bon conteur, tout comme son frère Fred. Méchant duo de bêtes ces Pellerin. Je regarde mon frère assis devant moi…ouin ils nous clanchent pas pire. J’pense qu’on va se contenter de taper des mains!

Le groupe est en constante recherche de vieux enregistrements oubliés pour enrichir son répertoire. Ils se font un devoir de mémoire en dépouissérant de vieilles chansons grinçantes. D’ailleurs, ce soir, avant d’entamer Violette, une de ces trouvailles, ils nous font écouter un extrait de l’original. Tout simplement brillant, mais ça pourrait être pas pire de juste tourner le laptop qui se trouve sur scène pour pas qu’on fasse face à un écran LCD en écoutant une chanson centenaire…ça clash un p’tit peu.

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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