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Ultra Absorbant

Retour sur le Buckfest 10 (12 février 2011)

Marc-André Savard
15 février 2011

Retour sur le deuxième soir du Buckfest 10
avec Starbuck et les Impuissants, Boulimik Foodfight, Gerbia et Horny Bitches
Le 12 février 2011 au Petit Campus


RENTRER DANS LE LARD

Y a des attentes en ce deuxième soir du Buckfest. Le dernier show qu’a donné Starbuck et les Impuissants il y a quelques années a atteint le status de légende quand le bétail s’est volontairement entaillé le front pour finir la veillée dans un gros truck jaune avec des cerises. Bon, autant le dire tout suite, Starbuck a pas saigné une goutte lors de ce tant attendu retour avec ses Impuissants.  Le gars s’est assagi, il l’a dit à Bangbang. Quand même, le thème de ce soir est «une décennie de liquides corporels» et Starbuck étant ce qu’il est, c’est pas propre pour autant comme soirée. Par exemple, le gaillard, ne portant qu’un g-string, se fait vomir sur le dos d’un de ses chums au grand plaisir de ce dernier…Oubliez pas que lors de la dernière venue de Steve-O à Montréal, TVA avait décrit le band comme étant «pire que Jackass». Si TVA l’a dit, c’est que c’est vrai…

C’facile prendre Starbuck et les Impuissants au premier degré pis rester sticker sur leur collection de dildos et les deux immenses pénis chevauchés par des poupées gonflables (!) qu’il y a sur scène, mais y a un pur soucis de provocation et une volonté de faire sortir le punk de ses pantoufles que j’adore dans le produit. Un Starbuck en nuisette translucide qui kick un crotté dans la face parce qu’il taponne ses souliers joue moins safe qu’un punk à numéro coat-de-cuir-studs-patch-de-Casualties-mohawk-Docs… En plus, Leroidurock passe la majorité du show avec un Unifolié très creux entre les fesses, alors on salue sa  «profonde» vision politique.

En fait, ceux qui voulaient voir du sang à soir avaient juste à se pointer plus tôt. À mon arrivée au Petit Campus, les excellents Boulimik Foodfight (Plume dans un band punk) sont sur scène quand je croise Larry Pression, le chanteur du également excellent band hardcore  Gerbia. Y a un bandage tout croche sur la tête et se tient les côtes. «J’ai manqué mon stage dive, qu’il me dit, pis j’me suis pété les côtes à terre. Quand je suis revenu sur le stage en me pitchant, je suis arrivé la tête direct sur la bass!» Fait qu’il s’est ouvert le crâne sur une couple de pouces mais y a fini le show. Un chanteur hardcore qui termine son show magané comme Wasted Youth pis Starbuck qui porte d’la dentelle comme TSOL, crisse que c’est cool en 1980.



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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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