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Ultra Absorbant

Retour sur le concert de Sepultura (20 avril 2011)

Marc-André Savard
21 avril 2011


Photo par Christina Greschner

Moi, hier, j’suis allé virer au Brésil…bon, pas vraiment mais le band sur le stage venait de là pis j’étais entourés de centaines de Brésiliens. Bon, ok, c’était pas vraiiiiment des Brésiliens, pis c’était au Club Soda, mais tout l’monde gueulait avec un accent portugais: «Sepoultoura! Sepoultoura! Sepoultoura!» Pas «Sépulturâ», non, non. Quand un band de cette envergure, qui roule depuis 27 ans, te rend visite, c’est ben correct de le saluer avec son accent maternel!

Face à un chaud public, Sepultura a livré une bonne performance incluant, ben évidemment, la plupart des bons vieux hits de l’ère Cavalera (Territory, Biotech Is Godzilla, Choke, etc.).  Parlant des deux frères, leur présence ne manque pas trop au spectacle. Dirrick Green, le chanteur, assure (ça fait quand même 14 ans qu’il est avec le groupe…) et Jean Dolabella, derrière la batterie, est une bête de précision et de puissance. Cavalequi?

Sepultura en a aussi profité pour tester quelques morceaux de Kairos, le nouveau disque qui paraîtra au courant de l’année. Les fans, rassurez-vous: Ces morceaux, dont l’excellente pièce-titre, demeurent dans la plus pure tradition du bon vieux Sepultura!

Après un show brutal, direct et sans artifice, Sepultura est revenu sur scène en agitant un drapeau du Québec (bravo aux boys pour avoir fait leurs devoirs et ne pas être arrivés avec un Unifolié…) avant d’achever le public avec deux bombes du classique Roots: Ratamahatta et l’obscure chanson inédite qu’est Roots Bloody Roots (j’suis sûr qu’elle vous dit absoooolument rien). On aurait bien pris Attitude avec ça, mais bon…

Y fait noir

Pour ce qui est des premières parties, j’ai manqué la fierté locale Neuraxis en ouverture et j’ai été agréablement heureux d’apprendre que Bonded By Blood, de la Californie, n’était pas de l’alignement comme prévu. (J’suis sûr que le chanteur à la voix insupportable a été intercepté aux douanes en tant qu’arme de destruction massive). De leur côté, les Norvégiens de Keep of Kalessin m’ont très impressionné. C’tait tight, énergique et puissant. J’pensais jamais accrocher autant sur un show de black mélodique…

Partez pas en peur, j’suis pas un fan de black pour autant et c’est pourquoi j’ai trouvé pénible l’expérience des ordinaires Hate et Belphegor, maquillage de panda et mauvaise sonorisation en prime. Satan par ci, Satan par là, ben oué, c’est ça. Moi non plus j’aime pas ben ben Dieu mais j’aime pas plus son opposé alors prochain appel… Seul le chanteur de Belphegor m’a sorti de ma torpeur en incarnant un personnage qui me faisait penser aux hilarantes répliques monocordes de Conan. Y a d’ailleurs un lien: Belphegor et Shwarzenegger viennent tous deux de l’Autriche. Conclusion: Les Autrichiens sont tous des malades.

Je me demande cependant pourquoi Sepultura s’est entouré de 3 groupes black sur cette tournée, eux qui n’ont absolument rien à voir avec le style. Cette rupture a été encore plus marquée alors qu’aucun des trois groupes qui ont précédé Sepultura n’ont fait d’allusion à la mythique formation. Étrange…

R’marque que j’aime encore mieux voir Sepultura s’entourer de metal extrême plutôt que de jouer en compagnie de caca à saveur du mois comme Limp Bizkit ou Emmure…

Tu veux encore plus de photos de monde méchant, c’est par ici!

Un commentaire
  • Yanick Klimbo-didelido!
    21 avril 2011

    Sepultura: Nuclear Blast
    Keep of Kalessin: Nuclear Blast
    Belphegor: Nuclear Blast

Ultra Absorbant

Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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