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Ultra Absorbant

Un party tout seul (retour sur le concert d’Andrew WK du 24 septembre 2011)

Marc-André Savard
26 septembre 2011

Scène 1245 s’est payé tout un party samedi passé pour lancer sa nouvelle programmation. Au menu, plusieurs artistes locaux de qualité, mais surtout Andrew WK, le maître intergalactique de la fête. Et d’la bière grauite. Nul ombre d’un doute, ça valait la peine d’enfin aller au-delà des spots oranges de la station Henri-Bourassa pour se rendre à Laval.

Comme beaucoup de gens, je suis devenu un fan instantané d’Andrew WK en 2001 avec son premier album I Get Wet. J’adore le son sur les stéroïdes de cet album, les refrains ridiculement accrocheurs pis la trame épique qui te fait sentir investi d’une mission de caller une 12 pis de la vomir avec fierté sur le plancher de danse.

Andrew WK, c’est le nom d’un gars, mais évidemment, tout le monde sait que dans l’univers rock, un gars tout seul sur un stage, c’est pas terrible. C’est pourquoi en concert, Andrew WK s’est pratiquement toujours entouré d’un groupe complet. Ou du moins, c’est sous cette forme qu’il a fait sa réputation et qu’on nous le vend. Sa maudite photo avec le nez en sang qu’on utilise depuis 10 ans, ça colle avec l’image de rocker de Andrew WK, pas celle de pianiste classique!

Quand Andrew WK a commencé son show à Laval, j’étais en train de faire un ti pipi. Au loin, j’ai entendu les echos de la première chanson, It’s Time to Party, retransmis dans le hall de la salle, sur des télés. «Wow, ça sonne donc ben l’cul» que j’ai dit à mon zwizz. J’ai pas capoté, peu de groupes sonnent bien à travers une télé, dans une toilette.

Arrivé devant la scène, quelle ne fût pas ma surprise de constater que le son était tout aussi mince et médiocre. J’ai tôt fait de comprendre pourquoi: Andrew WK était seul sur scène, avec un piano et un beatbox cheap (probablement le même que Le Monde dans le Feu). Aucun band, si ce n’est d’un roadie (habituellement son bassiste) qui faisait quelques backs.  Le malaise a été immédiat. Est-ce qu’on avait annoncé à quelque part qu’Andrew WK était en solo ce soir? Sinon, je pense bien qu’on s’en est fait passer une p’tite vite.

Ainsi ficellées avec d’la broche à foin, la plupart des chansons sont tombées à plat, y compris la majorité des hits de I Get Wet (dont I Love NYC rebaptisée pour l’occasion I Love Canada, come on!). En fait, seules Ready To Die et Party Hard n’ont pas fait grincer des dents. Néanmoins, il y a eu de l’ambiance sur le plancher; une brassière s’est même ramassé sur le scène (et ultimement sur Andrew). Merci, bière gratuite!

Compte rendu complet de la soirée par Andrew P

Événements à venir chez Scène 1245

4 commentaires
  • Bean
    26 septembre 2011

    Ça faite la même chose le show de M.O.T.O. à Québec, Paul Caporino était seul pas de band acoustique…crisse que c’était plate…

  • Mike Savard
    26 septembre 2011

    Un band de punk cambodgien?

  • punkrockhardcorefolketc
    27 septembre 2011

    Moi aussi j’ai trouvé ça tellement weird/mauvais que j’ai voulu rester le plus longtemps possible pour pouvoir dire que j’ai été témoin de ça. 25$.

  • Bean
    28 septembre 2011

    Voyons Mike, M.O.T.O. c’est un classique, fait tes devoirs ;-)

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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