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Ultra Absorbant

Radio Radio – Fort en chiac (entrevue)

Marc-André Savard
8 octobre 2011

Quelques minutes avant que Radio Radio embarquent sur les planches de l’Imperial de Québec dans le cadre d’Envol et Macadam, on a échangé quelques mots avec Gabriel Louis Bernard Malenfant et Jacques Alphonse Doucet (oui, c’est juste 2 personnes, ça!) à propos de langue, de Dalai Lama et de Calvados. Mais pas dans la même phrase, quand même…

Entrevue par Catherine La Barre

Bang Bang: Différentes raisons motivent un groupe à choisir telle ou telle langue d’expression. Ça peut être un motif politique, économique ou culturel. Au Québec, c’est soit le français ou l’anglais. De votre côté, y a-t-il des avantages ou des désavantages à chanter «entre les deux», en chiac?

Gabriel: Je pense que dans le langage, c’est plus qu’est-ce que tu fais avec, ton approche. Je pense qu’il faut prendre confiance avec le chiac. Tu peux être confortable avec l’anglais et le français, avoir une ouverture, éviter la peur associée à parler plus qu’un langage. En Acadie, pareil comme au Québec, il y a tout le temps ce segment de la population qui est dans l’insécurité face à la langue parce qu’ils pensent qu’il faut un français correct. Nous autres, on valorise les grandes valeurs comme l’amour, la joie de vivre, l’ouverture d’esprit… Le français correct, c’est secondaire à toutes ces choses. Par chez nous, les artistes qui valorisent le chiac, c’est des gens qui tiennent la culture à cœur, c’est pas du monde qui a été assimilé, ça fait que pour nous autres, le chiac est une force qui nous alimente.

Jacques: Il y a pas vraiment de désavantages à chanter en chiac, c’est juste des avantages, sauf que des fois les français comprennent pas l’accent et les anglais non plus, mais c’est pas grave.

BB: Dans une formule festival, il y a plusieurs artistes au même endroit. Dans votre festival de rêve, avec qui aimeriez-vous partager la scène? Ça peut-être n’importe qui, mort ou vif!

G: J’aurais vraiment aimé partagé avec le Dalai Lama…

BB: Il fait de la musique?!

G: Je suis sur qu’il est capable d’en faire. Sinon, Bikram Yoga, c’est un peu comme une slut, le sex show, c’est comme le Hugh Hefner du yoga. So, ça c’est pour mon trashy côté. Après ça, j’aimerais ça être en stage avec Danny St-Pierre, le chef de l’Auguste à Sherbrooke. Lui, c’est une bête de scène un peu ambigüe, un peu comme nous aussi, on est ambigu. Après ça, en musique, j’aimerais jouer avec ceux qui sont morts, parce que quand t’es trop bon on te tue, comme Hendrix, Morrison, Amy Winehouse. Si c’est pour jouer avant nous, il faut que ce soit quelqu’un de bon, mais pas trop non plus là. Faut qu’il soit comme powerful, mais comme mellow. Quelque chose comme Jethro Tull. Michael Jackson, ça aurait pas trop marché…

J: Au niveau hip hop, Red Man et Method Man, j’aurais vraiment aimé ça. Johnny Cash, ça aurait été wow, mais au niveau de l’énergie, les Beastie Boys, quelque chose de même.

BB: Sur scène, vous êtes vraiment énergique, vous sautez partout. Est-ce que vous avez un rituel ou un genre de potion magique avant vos spectacles? Je sais que vous aimez vraiment la cuisine, est-ce que ça a un lien avec ça à quelque part?

G: Du Calvados. C’est un digestif de Normandie fait à base de pommes. C’est tellement smooth que tu prends une drink puis ça s’évapore tout suite. Tu peux quasiment juste l’aspirer. À part ça, moi j’fais beaucoup de Qigong, c’est comme le grand-père du Tai-Chi, mais plus mellow.

J: Calvados. Au niveau digestif, après un bon repas, ça prend Calvados. Mange ce que tu veux, et un petit Calvados!

www.laradioradio.com

* Photo par Catherine La Barre

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Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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