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Ultra Absorbant

Retour sur le concert d’Elliott BROOD et One Hundred Dollars (19 novembre 2011)

Marc-André Savard
22 novembre 2011

SHOW À 100$

Il y a deux ans, le trio folk Elliott BROOD était de passage à la Sala Rossa pour présenter Mountain Meadows, un album épique qui a presque reçu un gros chèque en carton au Polaris cette année-là. La Sala affichait complet, CBC Radio 2 diffusait le concert en direct, y avait un méchant buzz autour du groupe.

Plus tôt cette année, Elliott BROOD a lancé Days Into Years, le tant attendu successeur à Mountain Meadows. Moins flamboyant, mais néanmoins excellent, cet album semble malgré tout passer dans l’beurre…J’me rends donc à la Sala Rossa pour voir comment le groupe se débrouille avec son étoile qui brille un peu moins fort. Juste un peu (parce que la Sala Rossa affichera quand même complet en courant de soirée).

C’est que mis à part les albums, Elliott BROOD est sans doute l’un des meilleurs groupes folk en concert au pays, et on en a une solide démonstration ce soir. Casey Laforet, le guitariste/chanteur/bassiste-avec-les–pieds, est dangereusement en feu ce soir. Après coup, c’est p’tête pour ça que j’ai juste des photos de lui? Non, mais sans rien enlever à ses deux acolytes, Laforet, c’t'un musicien de compétition!

La p’tite chaise en bois sur laquelle est assis Casey sert plus souvent qu’autrement de piedéstal pour crinquer la foule. Cette dernière se fait d’ailleurs pas prier…À la mi-concert, aux premières notes de Oh, Alberta, le plancher de la Sala Rossa explose littéralement. Il tremblera jusqu’à la magnifique Fingers and Tongues, en finale, et When I Paint My Masterpiece, de Bob Dylan, en rappel, en compagnie de One Hundred Dollars. J’ai jamais senti le plancher de la Sala Rossa vibrer autant…même pas quand Damian de Fucked Up s’garoche dans l’pit!

One Hundred Dollars
En première partie, on a eu droit à One Hundred Dollars, un groupe folk de Toronto. Bon, à prime abord, c’est pas un groupe qui brûle beaucoup de calories en concert. La chanteuse, Simone Schmidt, une sorte de Janis Joplin qui travaille dans une shop de Harley, a la strap slack pas mal. Pourtant, malgré sa nonchalence, la magie opère et on sent toute la sincérité de sa démarche. Sur album, le charme et la mélancolie qu’elle dégage fait shaker l’aiguille de la table-tournante. Oui, j’te dis, lance-toi sur les albums de One Hundred Dollars sans tarder.

Entrevue avec Casey Laforet d’Elliott BROOD en ligne bientôt!

Simone, de One Hundred Dollars


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Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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