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Ultra Absorbant

Retour sur le Buckfest 11

Marc-André Savard
12 février 2012


Vulgar Deli

Starbuck était en feu quand il a mis sur pied son onzième Buckfest consécutif. Plutôt que d’offrir une fin de semaine de rock comme les autres années, il a shooté son festival aux hormones et étiré ça sur 8 jours en ligne.

On se mets dans le chemin du taureau dans le dernier droit – vendredi et samedi – alors que sont réunis une belle brochette de groupes locaux.

Vendredi nostalgie
La soirée du vendredi commence sous le joug des Guenilles. C’est surprenant de voir un groupe aussi puissant commencer la soirée et c’est à la limite chien de placer la barre aussi haute pour les groupes suivants…

Les Guenilles

Rat Patrol, ont l’ingrate tâche de jouer après les Guenilles. Ils me rappelent Minor Threat mais en pas mal moins straight edge

Gerbia, de Beauport, qui en sont à leur 8e Buckfest – un sommet – donnent une solide performance.  Ceux qui aiment leur punk hardcore rapide et baveux sont plus que comblés.


Gerbia

On salue le courage et l’assurance des filles de Horny Bitches de se pointer sur scène et de parler de cul attriquées comme…des chiennes (j’pense que j’ai le droit de dire ça), mais je m’attendais à des compos plus maîtrisées de la part d’un band qui joue à ce stade de la soirée et qui existe depuis 5 ans.


The Horny Bitches

Les Krostons, de leur côté, font  un grand retour après je-sais-pas-combien d’années d’inactivité, habillés comme les gars de Limp Bizkit (ou disons Suicidal Tendencies pour être plus poli). Demandez-moi pas la raison de ce look yo, je catch pas. Ben en fait, je catch rien du show, moi qui aie connu la scène locale montréalaise sur le tard. J’imagine que pour apprécier la prestation, fallait que les Krostons aient accompagné l’acné de notre adolescence…



Les Krostons

Vulgar Deli clôturent la soirée avec toute la fougue et l’irrévérance qu’on leur connaît, avec en prime, Shawn, le proprio du Soundcentral, à la batterie. Même si le groupe ne s’est jamais officiellement séparé, il ne fait qu’un ou deux shows par année, ce qui est vraiment trop peu. Ces brutes ne se sont pas assagis avec les années et offrent encore l’un des meilleurs show punk sur l’île. Maudit, pourquoi on a pas pensé à les mettre en première partie des Dwarves au prochain Pouzza?!


Vulgar Deli

Samedi découverte

Comme la veille, on se pointe à l’ouverture des portes, à temps pour le groupe Vas-y Line, qui se la joue comme Mononc’ Serge en mode Académie du Massacre.

Les Sales Gueules, du Saguenay, sont les suivants avec un punk rock plus propre et un accent français à couper au couteau (!). Putain.

Viennent ensuite Les Shrimps. Sur notre table, un flyer qui annonce que le groupe participe aux Francouvertes. Ouin, pas nécessairement un gage de qualité dans le milieu de la musique cloûtée, me dis-je avec ma face de gars-secptique-de-l’annonce-du-A&W-qui-croit-pas-qu’un-burger-de-surlonge-peut-coûter-3-fucking-piasses.


Les Shrimps

Mais Francouvertes, ou pas, les Shrimps sont des bêtes. Imaginez Mr. Bungle avec, à l’avant-scène, deux énergumènes au micro: Une fille, style B-52s-Frippe-et-Pouille, et un gars, style Iggy Pop-Jean Leloup-époque-1990 qui hésite pas à sauter sur le plancher de danse lorsqu’un escarmouche éclate. Punk, avec ben d’la couleur. La soirée peut maintenant commencer!

Vient ensuite Jimmy Target and the Triggers, un groupe qui m’a jeté sur le cul il y a quelques semaines avec leur solide ep The Reverb Outlaws. Ces gars sont à peine entrée dans la vingtaine, mais ils offrent un show rodé au quart de tour oscillant entre le garage des Black Lips et le surf western des Revenants.  Attrapez Jimmy Target and The Triggers avant qu’ils se ramassent sur un stage de 5 pieds…


Jimmy Target and The Triggers

Joel Kaiser, avec Johnny Cash de tatoué sur un bras et Hank Wiliams sur l’autre, donne le ton à sa bande de rednecks (la Devil’s Own) et présente un hellbilly dans la plus pure esthétique de Hank 3 avec banjo, contrebasse et violon. Un exercice casse-gueule que réussit Kaiser haut la main. Hiiii-ahhhh!



Joel Kaiser & The Devil’s Own

L’un des meilleurs coups de ce Buckfest est d’avoir programmé le retour des Ordures Ioniques après 10 ans d’absence. Pour éviter de mettre trop de pression sur le groupe, on s’était gardé une petite gêne sur l’annonce de ce retour, mais plus de peur que de mal, les Ordures ont assuré et ont créé la plus forte réaction du festival. Pis ça, même si le groupe fait son retour sans l’une des deux plantureuses chanteuses. C’est confirmé, le succès des Ordures ne résidaient pas dans une craque de chair, mais dans un punk rock solide. Bonne nouvelle, l’accueil chaleureux de la foule a motivé les Ordures a ne pas attendre un autre 10 ans avant de remonter sur les planches!


Les Ordures Ioniques

WD-40 a clôturé ce onzième Buckfest. Que dire de plus à part qu’Alex Jones est une véritable légende vivante qui n’a pas son pareil pour lubrifier les gosiers?

WD-40

Au cours de cette soirée, Starbuck est monté sur scène pour annoncer que le Buckfest de l’an prochain se tiendra sur 30 jours en ligne. Ouep, t’as bien lu, il s’enligne pour préparer l’un des plus gros festivals de musique locale de l’humanité. Il invite d’ailleurs déjà les groupes intéressés à participer à se manifester et prends les suggestions de groupes locaux qu’on veut voir revenir à la vie. Vite comme ça, j’irais avec Banlieue Rouge, BARF, les Marmottes Aplaties, Tricky Woo, Gutter Demons et Bionic. D’autres idées?

Entrevues à venir bientôt sur Bangbang:

  • Vulgar Deli
  • Jimmy Target and The Triggers
  • WD-40
  • Les Shrimps
  • Gerbia
  • Les Ordures Ioniques
4 commentaires
  • rico
    13 février 2012

    fuck les grammys!

  • Bean
    13 février 2012

    Des suggestions: Les Spaceshits!!!

  • julien
    14 février 2012

    Après avoir tout détruit à Québec samedi… LES GOULES!!!

  • Andre
    17 février 2012

    Nostalgique? :-)
    J’aimerais bien revoir: Les Bons à Rien – Les Secrétaires Volantes.

Ultra Absorbant

Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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