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Ultra Absorbant

Retour sur le spectacle de Social Distortion (23 octobre 2012)

Marc-André Savard
24 octobre 2012

Avec un compteur qui affiche près de 35 ans de carrière, Social Distortion est un méchant gros bolide dans l’univers punk rock qui peut compter sur des milliers de fans particulièrement fidèles. Au point où, en show, Mike Ness n’a qu’à envoyer ses classiques en faisant sa moue de gangster et c’est habituellement dans la boîte à gants.

Tout le monde est donc heureux quand l’iconique Ness se pointe sur la scène du Métropolis fringué comme s’il venait de dealer de l’alcool frelaté avec Al Capone (trenchcoat et bretelles blanches en prime) en affichant, évidemment, la sale gueule de circonstance. Le truand semble néanmoins filer relaxe ce soir…

Un groupe avec le bagage de Social D choisit généralement entre deux avenues en concert: Soit une formule «best of» ou un mode «on pousse le nouvel album». Bizarrement, Ness opte pour une autre: la voie risquée «on fait des tounes que vous connaissez moins». C’est donc avec surprise qu’on envoie les ordinaires pièces Black Magic (une inédite mise de côté par l’étiquette de disque en 1994) et Company C (offerte en bonus sur Cheating At Solitaire, l’album solo de Ness sorti en 1999). Tout aussi surprenant, des chansons passables comme Bakersfield ou Pleasure Seeker, livrées avec l’enthousiasme d’un Clyde sans sa Bonnie, se taillent aussi une place dans le spectacle. Tout pour refroidir une salle qui ne débordait déjà pas d’enthousiasme.

Don’t Drag Me Down et Ring Of Fire, en finale, atténuent quelques frustrations, mais on reste sur notre appétit face à un groupe-phare qui a gardé le pied sur le brake.

Liste des chansons
All I Can Do Is Cry
(Wayne Walker)
Far Behind
Bad Luck
Highway 101
1945
Sick Boy

Machine Gun Blues
Cold Feelings
Bakersfield
Gimme The Sweet And Lowdown
Ball And Chain
Dear Lover

Rappel:
Pleasure Seeker
Black Magic
Company C
Don’t Drag Me Down

Ring Of Fire (Johnny Cash)

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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