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Ultra Absorbant

Retour sur le concert d’Every Time I Die et The Acacia Strain (9 mars 2013)

Marc-André Savard
11 mars 2013

Ce soir, on a très hâte de voir Every Time I Die, ces vétérans de la scène hardcore qui fêtent leur quinzième anniversaire cette année. On arrive donc au Cercle très tôt, avant l’ouverture des portes. Dans la file, on s’attend à voir plusieurs vieux visages, mais tout indique que la foule sera jeune. Deux gars s’obstinent, l’un tranche: «Ta gueule, man, t’es puceau!». Ok, vraiment très jeune. C’est le signe d’une scène en santé, ça m’émeut.

On comprend vite que la majorité des gens sont venus voir The Acacia Strain, ce groupe hardcore jambon très populaire auprès de la relève. De mon côté, ils me font plutôt penser à une version de Meshuggah qui a coulé ses maths. M’enfin, une telle formation dans une salle aussi exiguë que le Cercle risque toutefois d’être mémorable. Pleuvra-t-il du balcon des kids avec des tatous dans l’cou?

Le programme très chargé – composé de cinq groupes, tous américains – débute avec No Bragging Rights et Hundredth, deux bands metalcore avec des breakdowns et des passages chantés à s’arracher le coeur. J’me demande, là, si on enlevait ces chants larmoyants, ça donnerait quel résultat?

Vanna abonde dans le même sens que les deux premiers groupes, mais la bande de Boston relève l’intensité d’un cran avec une performance impressionnante à se jeter du balcon (ce qu’un gars fera littéralement – et sans blessure -  après avoir vu le guitariste grimper au deuxième étage par la scène). Le meilleur show de la soirée, ce qui n’est pas rien quand Every Time I Die est sur l’affiche…

The Acacia Strain se pointe sur les planches avec leur habituel nuage noir au-dessus de leur tête. «On est Acacia Strain, dira le chanteur Vincent Bennett dès son entrée sur scène, pis on est crissement négatif!» Attends un peu, j’crois qu’il y a un peu de joie de vivre enfouie dans ce groupe, ou du moins chez le batteur. Regarde, il y a quelques échantillons qui semblent pas mal funnées sur la partie électronique de sa batterie…

Quoi qu’il en soit, la majorité du public est venue carburer à la brutalité et à la puissance d’Acacia Strain et c’est soir de fête sur le plancher. Même Bennett doit trouver ça attendrissant…

Avant qu’Every Time I Die ne se pointe sur scène, plusieurs kids quittent le Cercle en racontant comment Acacia Strain était brutal, comment le floor était brutal et comment ils y ont été brutalement brutal…ETID ne doit pas assez faire de chug chug chug j’imagine. Un peu déçu de voir que le chaos anticipé dans un Cercle rempli à craquer n’aura vraisemblablement pas lieu.

Ce scénario me rappele ce concert avec Bring Me The Horizon il y a quelques années où Every Time I Die avait terminé la soirée devant une foule plutôt réduite. Est-ce que le groupe de Buffalo tomberait entre deux chaises dans ce genre de tournée (leurs premiers fans boudant la soirée à cause des groupes de la «nouvelle école» et les plus jeunes trouvant qu’Every Time I Die ne sont pas assez méchants)?

Néanmoins, quand Keith Buckley et sa bande montent sur scène, plusieurs fans sont encore au rendez-vous et dansent sans lendemain…Car Every Time I Die donne encore une fois un concert remarquable et c’est à peine si on sent une petite fatigue (le guitariste Jordan Buckley confiait justement au Voir que c’était plus dur qu’avant de se remettre de leurs concerts assez physiques, merci). Peu importe, ces types demeurent de vraies de vraies…brutes.


Et hop!

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Marc-André Savard

Comptes rendus d'événements humides et propos juteux.

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